Etats-Unis : la FED maintient son taux directeur
- FED : la Réserve fédérale américaine a maintenu son principal taux directeur inchangé pour la troisième réunion consécutive, dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.
- Consommation : la confiance des consommateurs en avril surprend légèrement à la hausse à 92,8 (vs 92,2 précédemment).

Zone Euro : possible hausse des taux d'intérêt en juin ?
- Confiance : l'indice de confiance économique chute en avril, à 93 contre 95,1 attendu. En cause, la baisse du moral des consommateurs (-20,6 vs -16,4 en mars), un net ralentisssement dans les services (0,9 vs 4,1) et un indice de consommation en recul à -20,6. Le contexte international et la tension sur les prix est à l'origine de cette dégradation.
- Chômage : pas de dégradation du taux de chômage sur les éléments publiés pour mars. Il faudra attendre les prochains chiffres pour savoir si le contexte actuel crée les conditions d'une dégradation des conditions d'emploi.
- Inflation : l'indice préliminaire des prix à la consommation est en progression en avril (+3% vs +2,6% en mars), mais en ligne avec les attentes, avec une forte contribution à la hausse des prix du gaz et des carburants ainsi qu'un impact des coûts de transport. L'indice de base, ie, retraité des éléments volatils, demeure stable à +2,2%.
- BCE : la BCE maintient ses principaux taux directeurs en l'absence d'éléments tangibles justifiant un resserrement de la politique monétaire. Pour autant, la présidente Christine Lagarde a indiqué que la Banque centrale européenne envisagerait une possible hausse des taux d'intérêt en juin, déclarant que les six prochaines semaines « seront le moment opportun » pour évaluer l'économie « afin de prendre une décision éclairée sur la base d'informations vérifiées et réexaminées ».

Asie : croissance modérée en Chine ; données rassurantes au Japon
Chine : la demande extérieure reste le principal moteur de la reprise
- Activité : le PMI manufacturier s'est légèrement replié à 50,3 (contre 50,4 en mars), ce qui témoigne d'une croissance relativement modérée. Dans le détail, le sous-indice de production progresse légèrement à 51,5, signalant une activité industrielle solide malgré les perturbations liées au détroit d'Ormuz. La composante "nouvelles commandes" ralentit à 50,6 (vs 51,6) grâce à la demande externe (nouvelles commandes à l'export > 50).
- Services : la dynamique des services est plus décevante avec un PMI non manufacturier en territoire de légère contraction (49,4 vs 49,8 attendu), traduisant une conjoncture domestique moins porteuse.
- Profits industriels : +15,8% a/a en mars (vs +15,2% sur janvier-février), soit le rythme le plus rapide en 6 mois. Sur le premier trimestre, cette croissance atteint +15,5%, ce qui est compatible avec un PIB à +5%. Il faut cependant pondérer l'analyse positive en raison de l'effet prix (PPI redevenu positif à +0,5% en mars après 41 mois de contraction) car la croissance sous-jacente des revenus montre plutôt un ralentissement à 4% en mars contre 6,8% en début d'année.
Japon : la BoJ laisse son taux directeur inchangé
- Production : la production industrielle recule de -0,5% en glissement mensuel alors que les anticipations étaient positives. Les données restent rassurantes sur le trimestre (+2,4%), grâce à la dynamique mondiale liée à l'investissement dans l'intelligence artificielle.
- Consommation : les ventes au détail surprennent positivement, +1,3% après un recul en février.
- Emploi/chômage : le taux de chômage augmente légèrement pour atteindre 2,7% en mars alors que les économistes s'attendaient à une stabilité. Par ailleurs, la dynamique du marché de l'emploi est un peu moins forte, le ratio "jobs/appliquants" s'établit à 1,18 en mars, un peu au dessous des attentes.
- BoJ : La Banque du Japon a maintenu son taux directeur à 0,75% lors de sa dernière réunion, comme attendu, mais avec une dissension notable au sein du comité (vote 6-3).

Marchés : semaine tronquée pour les indices
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Actions : aux Etats-Unis, les actions poursuivent la hausse de la semaine précédente mais la recette n'est pas la même avec une moindre contribution des secteurs tech, industrie et conso discrétionnaire, alors que les valeurs pétrolières, de la finance et de la consommation de base affichent un net redressement. En Europe, si les secteurs de l'énergie et de la finance rebondissent, la trajectoire des autres secteurs n'envoit pas un signal clair : les tech rebondissent quand la santé, la conso de base et l'immobilier sont en repli. Les investisseurs restent hésitants après le fort rebond des cycliques.
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Obligations : malgré le ton plutôt accommodant adopté par A. Bailey (BoE) et C. Lagarde (BCE), la (re)chute des taux souverains dans les deux zones jeudi n'efface pas la hausse acquise en début de semaine. Pour l'instant, en l'absence de clarification quant à l'action monétaire à venir et aux effets de la hausse du baril sur l'économie réelle, la prudence semble toujours de mise pour les investisseurs. Aux Etats-Unis, les taux souverains reperdent une part significative de la hausse enregistrée mercredi soir après la prise de parole de J. Powell, mais demeurent orientés à la hausse sur la semaine.

* en devises locales ** exprimées en points de base (0,01%)
Newsletter rédigée le 06/05/2026, sur les données au 01/05/2026.
