Analyse réalisée le 14 septembre 2026.
2026 : des tensions géopolitiques aux marchés résilients
Un environnement géopolitique particulièrement agité
L'année 2026 a été marquée par une succession de tensions géopolitiques, avec des répercussions directes sur les marchés financiers. Parmi les événements majeurs, l'intervention américaine dans le détroit d'Ormuz et l'attaque contre l'Iran ont contribué à accentuer les tensions au Moyen-Orient.
La fermeture du détroit d'Ormuz a notamment provoqué une hausse des prix du pétrole, renforçant les pressions inflationnistes déjà alimentées par les droits de douane.
Une inflation persistante et des taux orientés à la hausse
Contrairement à une inflation tirée par la demande, les tensions actuelles résultent principalement de contraintes sur l'offre. Une situation qui pourrait compliquer le retour durable de l'inflation vers l'objectif de 2 % fixé par les banques centrales.
Dans ce contexte, les taux d'intérêt à long terme ont progressé, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe. Si la Réserve fédérale américaine a maintenu ses taux directeurs, la Banque centrale européenne a amorcé un mouvement de hausse.
En septembre, le taux à 10 ans français évoluait autour de 4,50 %, contre un peu plus de 3,50 % pour son équivalent allemand, des niveaux qui n'avaient pas été observés depuis de nombreuses années.
Des marchés actions et une activité économique qui résistent
Malgré cet environnement incertain, les marchés actions affichent globalement des performances positives depuis le début de l'année, tandis que l'activité économique continue de faire preuve de résilience.
En Zone Euro, la Banque centrale européenne anticipe une croissance de 0,9 % en 2026 et de 1,4 % en 2027. Des disparités subsistent toutefois entre les pays : l'Espagne se distingue par son dynamisme, tandis que l'Allemagne renforce ses investissements.
Cette résistance des marchés et de l'économie constitue l'un des principaux enseignements de 2026, malgré la persistance de nombreux facteurs de risque.
2027 : entre défis de financement et opportunités d'investissement
La soutenabilité des dettes au cœur des préoccupations
L'un des principaux enjeux pour 2027 concerne l'augmentation des besoins de financement des États.
En Europe, les investissements dans la défense, les infrastructures et la souveraineté devraient entraîner une hausse des émissions obligataires. Parallèlement, le niveau élevé des taux renchérit progressivement le coût de financement des États.
Dans ce contexte, la soutenabilité des dettes publiques, notamment en France et aux États-Unis, constitue un point de vigilance majeur pour les investisseurs.
Des opportunités sur les marchés obligataires
La remontée des taux modifie également les perspectives d'investissement sur les marchés obligataires.
Sur les obligations souveraines, les niveaux de rendement actuels peuvent constituer des points d'entrée intéressants, même si de nouvelles tensions sur les taux ne peuvent être exclues.
À l'inverse, sur le marché du crédit, les primes de risque apparaissent relativement faibles au regard des risques encourus. Cette situation conduit les équipes de gestion à privilégier davantage les titres d'État, dont le rendement relatif s'est amélioré, et à adopter une approche plus sélective sur les obligations d'entreprises.
Actions et marchés émergents : privilégier la sélectivité
Sur les marchés actions, une question demeure : leur résilience pourra-t-elle se prolonger face à la hausse des taux et aux risques inflationnistes ?
Dans cet environnement, la prudence reste de mise, avec une attention particulière portée aux valorisations et aux opportunités susceptibles d'apparaître lors d'éventuelles phases de repli.
Certaines régions pourraient néanmoins bénéficier de dynamiques favorables. L'Asie et l'Amérique du Sud présentent notamment des perspectives intéressantes, soutenues par les investissements publics et le développement de leurs entreprises. La Chine et le Japon pourraient également contribuer à la croissance mondiale en 2027.
2027, année de tous les dangers ?
Entre échéances électorales en France, émissions obligataires massives, incertitudes géopolitiques et inflation persistante, les facteurs de risque restent nombreux à l'approche de 2027.
Certains éléments pourraient toutefois contribuer à améliorer les perspectives, notamment une accélération de la croissance en Zone Euro ou une stabilisation des tensions au Moyen-Orient et en Ukraine.
Dans cet environnement, la sélectivité et le choix du moment d'investissement devraient rester déterminants, tant sur les marchés obligataires que sur les marchés actions.
Les analyses, opinions et prévisions macroéconomiques exprimées dans cet article et les vidéos associées reflètent le sentiment de leur auteur au 14 septembre 2026, date d’enregistrement des vidéos. Elles sont fournies à titre purement informatif et sont susceptibles d'évoluer à tout moment en fonction des conditions de marché. Elles ne constituent ni un engagement de gestion, ni un conseil en investissement, ni une offre de souscription. Arkéa Asset Management ne saurait être tenue responsable des décisions d’investissement prises sur la base de ces informations.
